Hermann, grecque ou hybride ?

Trois critères visibles à l'œil nu orientent l'identification : les éperons à l'arrière des cuisses, l'écaille au-dessus de la queue et l'étui corné au bout de la queue.

Lecture des chiffres :valeurrepère à recouper avec la source primairevaleurrecoupée et datéeRegistre des sources

Trois critères séparent le plus souvent une tortue d'Hermann d'une tortue grecque : l'absence d'éperon à l'arrière des cuisses, une écaille au-dessus de la queue divisée en deux et un étui corné au bout de la queue. Des critères contradictoires justifient l'avis d'un vétérinaire NAC ou d'une association spécialisée.

L’essentiel

  • Aucun critère isolé ne suffit à identifier l'espèce.
  • Des critères contradictoires peuvent signaler un hybride ou une observation à refaire.
  • L'espèce inscrite sur les papiers doit correspondre à la tortue détenue.

Périmètre L'outil ne distingue que l'Hermann de la grecque. Les papiers qui découlent de l'espèce relèvent du guide des papiers de la tortue d'Hermann.

Répondre aux trois questions

À l'arrière des cuisses, voyez-vous un ou plusieurs tubercules cornés en forme d'éperon ?

Regardez la face arrière des pattes postérieures, entre la patte et la queue.

L'écaille de la carapace située juste au-dessus de la queue est-elle divisée en deux ?

C'est l'écaille supracaudale, au bord arrière de la dossière.

Le bout de la queue se termine-t-il par un étui corné pointu ?

L'étui corné, ou ergot caudal, est plus visible chez l'adulte.

L'orientation s'affichera ici après vos trois réponses.

Où regarder sur la tortue ?

Les trois critères se lisent sans manipuler longuement l'animal. Tenez la tortue à deux mains, au-dessus d'une surface basse, et observez l'arrière : la dossière, la queue et la face postérieure des cuisses. Les schémas ci-dessous sont simplifiés et redessinés par la rédaction ; ils ne reproduisent pas une tortue réelle.

supracaudale divisée
Écaille au-dessus de la queue divisée en deux, repère le plus fréquent chez l'Hermann.
étui corné au bout de la queue
Queue terminée par un étui corné pointu, repère habituel de l'Hermann.
éperons de la cuisse
Tubercules en éperon à l'arrière de la cuisse, repère habituel de la grecque.

Comment distinguer l'Hermann occidentale de l'orientale ?

La tortue d'Hermann compte deux sous-espèces : l'occidentale, Testudo hermanni hermanni, présente dans le Var et en Corse à l'état sauvage, et l'orientale, T. h. boettgeri. Le dessous de la carapace, le plastron, sert de premier repère : deux bandes sombres continues de part et d'autre de la ligne médiane évoquent l'occidentale, des taches sombres séparées évoquent l'orientale.

Ce repère varie d'un individu à l'autre et ne remplace pas l'avis d'un spécialiste. La sous-espèce figure sur les papiers de la tortue ; un écart entre les papiers et l'animal se signale à la DDPP de votre département, qui vous dira quelle démarche s'applique.

Pourquoi l'identification compte-t-elle pour les papiers ?

Les démarches de détention se rattachent à l'espèce de l'animal. Une tortue déclarée comme Hermann alors qu'il s'agit d'une grecque, ou l'inverse, laisse un dossier qui ne correspond pas à la tortue détenue. Avant une déclaration, une cession ou une demande de CIC, vérifiez que l'espèce inscrite est la bonne.

L'outil déclaration ou autorisation ? et la checklist des papiers indiquent ensuite les démarches selon votre situation, et le guide des papiers de la tortue d'Hermann renvoie aux textes.

Que faire de cette orientation ?

  1. Comparez l'espèce et la sous-espèce indiquées sur les papiers de la tortue avec ce que vous avez observé.
  2. En cas d'écart ou de critères contradictoires, faites confirmer l'identification par un vétérinaire NAC ou une association spécialisée.
  3. Une fois l'espèce établie, vérifiez les démarches avec l'outil déclaration ou autorisation ?.

Que ne couvre pas cet outil ?

L'outil ne distingue que la tortue d'Hermann de la tortue grecque. Il n'identifie ni la tortue des steppes, ni les autres Testudo, ni les tortues aquatiques, et ne prouve pas qu'une tortue est hybride : seul un examen par un spécialiste peut l'établir. Il ne dit rien de l'âge ni du sexe de la tortue.

Que faire face à une tortue trouvée dans la nature ?

L'identification ne change rien à la conduite à tenir. Une tortue d'Hermann trouvée dans la nature ne se garde pas à domicile. En bonne santé dans son milieu, elle y reste ; blessée, elle se confie au plus vite à un centre de soins ou à un vétérinaire, après avoir prévenu l'Office français de la biodiversité ou la gendarmerie.

Journal de mise à jour

  • — Première publication de la page.

Questions fréquentes

Comment savoir si ma tortue est une Hermann ou une grecque ?

Observez trois repères : les éperons à l'arrière des cuisses (absents chez l'Hermann), l'écaille au-dessus de la queue (souvent divisée chez l'Hermann) et l'étui corné au bout de la queue (présent chez l'Hermann). Faites confirmer par un vétérinaire NAC en cas de doute.

Une tortue peut-elle être un hybride d'Hermann et de grecque ?

Des critères contradictoires peuvent signaler un hybride, mais la morphologie seule ne permet pas de l'établir. L'avis d'un vétérinaire NAC ou d'une association spécialisée est nécessaire.

Pourquoi vérifier l'espèce avant de faire les papiers ?

Les démarches de détention se rattachent à l'espèce de l'animal : l'espèce inscrite sur les papiers doit correspondre à la tortue détenue.

Sources de cette page

  1. S7 — Fiches techniques de détention et de suivi de la tortue d'HermannSOPTOM — Village des tortues (association) · À dater fiche par fiche À recouper
  2. S5 — Plan national d'actions en faveur de la tortue d'Hermann (Testudo hermanni hermanni) 2018-2027Ministère chargé de l'écologie · 2018 (période 2018-2027) À recouper
  3. S3 — Arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d'animaux d'espèces non domestiquesLégifrance — ministère chargé de l'écologie · 8 octobre 2018 À recouper